Nous ne sommes plus désormais qu’à quelques encablures du premier tour des primaires dont le résultat, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, désignera celui ou celle qui, selon toute vraisemblance, sera appelé(e) à proposer aux Français une alternative crédible à la droite au printemps 2012.
Ne nous méprenons pas, le moment est historique ! La crise de la représentation politique qui touche, à des degrés divers, toutes les « vieilles » démocraties occidentales nous a amené fort heureusement à réfléchir sur nos modes de fonctionnement, à revisiter notre « logiciel », notamment sur la désignation du candidat à la présidentielle. De ces primaires ne sortira pas simplement le candidat PS mais le « champion » de toute la gauche, voire même au-delà. Un engouement populaire à cette occasion constituera, j’en suis persuadée, non-seulement une respiration démocratique salvatrice dans une Vème République qui en a bien besoin, mais aussi une formidable rampe de lancement pour celui ou celle qui se verra paré(e) d’une légitimité et d’une force collective incontestable.

Mobilisons-nous les 9 et 16 Octobre
Ne restons pas à quai, ne regardons pas le train de l’histoire partir sans nous. Engageons nous dans ces primaires avec la conviction que l’on est en train de construire quelque chose de nouveau. Je suis certaine que nous avons toutes et tous tiré les leçons de nos échecs et que nous continuerons à nous montrer responsables et crédibles aux yeux des français. Finissons-en une bonne fois pour toute avec l’imagerie de la « machine à perdre » que la droite voudrait nous coller à la peau sans que l’on puisse s’en défaire, à l’image du sparadrap du capitaine Haddock.
L’enjeu est trop grand pour que l’on se permette de voir ressurgir nos vieux démons. A titre personnel, je mettrai toutes mes forces au service de ces primaires pour que la participation soit la plus large possible. Une fois le ou la candidate investi(e), je serai un de ses millions de soutiens, indéfectiblement, pour que nous tournions enfin la page d’une politique, cynique sur le plan des valeurs, brutale sur le plan social et inefficace sur le plan économique.
Pourquoi j’ai choisi de m’engager aux côtés de François Hollande.
D’abord parce que pour moi, il incarne le mieux une vision dans laquelle je me suis toujours reconnue, issue d’une philosophie sociale-démocrate réformiste, pour le progrès social, la concertation, la régulation de l’économie, la décentralisation…
François Hollande m’apparait aussi comme le plus crédible pour rassembler les français autour d’un projet de société moderne qui émergera d’une gouvernance renouvelée en donnant toute sa place à l’Etat mais aussi aux collectivités territoriales dont il connait extrêmement bien les réalités. Il a compris mieux que quiconque que ce dont la France a besoin pour sortir de la crise, c’est à la fois plus d’Etat et plus de décentralisation : il nous faut d’une part, un Etat qui s’engage, qui fixe le cap, et d’autre part des collectivités qui grâce à une autonomie financière retrouvée, à leur vitalité et leur dynamisme apporteront des réponses concrètes aux préoccupations des français (logement, emploi, développement économique, transports, formation professionnelle…)
François Hollande est celui qui, le premier, a mis au cœur de ses propositions les sujets qui font aujourd’hui l’actualité, notamment la question de l’impôt. Il a toujours combattu la démagogie fiscale qui revient, dans le cas du gouvernement actuel, à mener une politique de « Robin des bois à l’envers » en faisant payer aux classes moyennes et populaires les cadeaux consentis aux plus aisés. Sa compétence en matière économique et fiscale, le pragmatisme dont il a fait preuve ses dernières semaines au plus fort de la crise, sa capacité à avancer des solutions qui soient à la fois responsables et équitable sont autant de qualités indispensables au futur chef de l’Etat.
La France n’a pas besoin d’un surhomme mais d’un homme sûr
Enfin, au-delà du projet, il y a chez François Hollande une posture, une attitude qui correspond parfaitement à ce que les Français attendent après avoir gouté à la désillusion Nicolas Sarkozy. Le désamour qui colle aux basques de celui que l’on a surnommé un temps « l’hyper-président » n’est pas dû au hasard. Les Français ont bien compris que face à l’urgence de la situation, l’agitation à tout crin, les effets de manche et les plans de com’ savamment orchestrés ne pouvaient constituer un programme politique. A la veille d’une échéance cruciale pour l’avenir de notre pays, nous avons moins besoin d’un surhomme que d’un homme sûr.
Comme la majorité de mes concitoyens, je ne crois plus à la mythologie politique désuète de « l’homme providentiel » qui, grâce à ses seules qualités supposées, serait capable de régler seul tous les problèmes. Crise économique, crise sociale – et je rajouterais crise de régime avec la fin du « mirage sarkozyste » - notre pays a besoin d’un président qui rassure, qui réconcilie les français entre eux, qui réconcilie les français avec leurs responsables politiques, qui réconcilie les français avec leur avenir. François Hollande a cette « connaissance intime » de notre pays, de ses doutes et de ses maux pour l’avoir arpenté plus que quiconque. Il sait que ce qu’on attend du prochain président c’est une vision, une cohérence, une crédibilité, une capacité à trouver des solutions négociées, collectives et non des grandes promesses sans lendemain. Il a mûri son projet et la façon de rassembler son camp et au-delà.
Il est pour moi la meilleure chance que nous ayons de voir un président de gauche succéder à François Mitterrand, 31 ans après mai 81.
C’est donc avec joie et enthousiasme que j’ai accepté sa proposition de rejoindre son équipe de campagne. Je vous donne rendez-vous à ses côtés le 14 Septembre à Villeurbanne pour un grand meeting de soutien !
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